Stade nautique morzine
Huit voiles, huit mâts, deux constellations suspendues au-dessus de l’eau.
À Morzine, quarante-deux moulins tournaient autrefois sur la Dranse. Les Battantes reprennent la géométrie oubliée des roues à aubes : quatre voiles tendues autour d’un vide central, des courbes peintes à la main qui tracent le mouvement de l’eau sur
la toile. Depuis le bassin, on nage sous un ciel d’encre fluide. Depuis la passerelle François-Baud, trente mètres plus haut, les roues réapparaissent.
Les mâts sont dessinés pour l’occasion — des tiges d’acier thermolaqué qui s’entrecroisent et s’évasent vers le sol, reprenant la silhouette des bézières, ces chevalets de bois qui portaient l’eau jusqu’aux moulins.
L’œuvre n’existe qu’ici. Au-dessus de cette eau, sous ce pont, entre ces montagnes.
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